Cure de jouvence en Provence *


Récit de la sortie :

Tout d’abord je vous présente une partie des curistes.

On les trouve beaux en Provence et j’vais vous conter une autre histoire que celle qui vous a été présentée par ailleurs.

Autrement dit la face cachée de ce séjour.

Tout d’abord on nous a fait entrer dans une immense salle où les murs étaient tapissés de gravures à ne pas mettre entre les mains d’âmes sensibles.

C’était féérique mais parfois ma vue se troublait. Je ne sais pas si c’était la sensualité qui m’émouvait ou l’image qui se mouvait.

Ensuite on nous a conduit en un lieu étrange, une maison bleue accrochée au bord de l’ ô. La guide avec laquelle j’avais le ticket m’a narré la vraie histoire de la barque engloutie.

En fait, si elle s’est chavirée c’est qu’à bord avait pris place plein de jules avec leurs compagnes. Ils ont fait un tel charivari, enfin vous voyez ce que je veux dire, que plus d’un cœur et d’un corps ont chaviré. Engloutis dans la luxure et le limon pendant des siècles et des siècles.

César, ah ! César ben, on lui a retrouvé la tête et ses attributs nenni ! Guidés par sa passion notre accompagnatrice nous a déniché l’arrière face de statues masculines qui par leurs courbures et leur fermeté ont fait pâlir d’envie nos compagnes.

Quelle ne fût notre surprise de constater que la suite du séjour nous embarqua de galerie où la nudité féminine égalait en raffinement la masculine que nous venions à peine de quitter ! Il eût fallu être là pour le croire.

En tout cas même la restauration fût sujet à vision héroïque et bien des nôtres eurent des mâles une image aussi grandiloquente. Faut vous dire qu’un certain nombre d’entre nous se précipitèrent à la boutique pour, moyennement quelques sesterces obtenir des herbes et des substances qui prolongent l’envie. Je ne citerais pas de noms, mais, pour essayer de mettre tout le monde à l’aise, sachez, que, moi, aussi, je consomme du riz camarguais…bio !

On nous a trimballé dans un coin où les oiseaux sont sensés vivre, les flamands, entre-autres mais on en n’a pas vu beaucoup. Et moi, j’en ai déduit que les oiseaux se cachent pour niquer, pardon, paniqués.

Ah ! Faut que j’vous dise notre ami Pierrot y nous a fait le cathé. Sans doute pour que nous confessions tous nos excès. Intarissable ce diable de Pierrot devant la chapelle St Gabriel à traduire pour nos cerveaux embués de luxure les sculptures représentant les scènes bibliques. Depuis il nous donne le qualificatif de cath énergumènes.

Et je crois bien, qu’il s’est fait un malin plaisir à orienter l’itinéraire du car plusieurs fois par jour devant la chapelle St Gabriel…et la maison penchée.

Mais çà c’est une autre histoire et je crois que son oblique relève de la même aventure que la fameux barque romaine qui a chaviré à cause de…mais chute de rein…je n’en dirais pas plus.

*Une façon décalée pour décrire un si bon séjour. Les photos sont parfois en rapport avec ce récit.



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