Ode à nos poètes


Récit de la sortie :
…à lyre à haute voix mais sans chanter
 
Avertissement au lecteur : Le rédactionnel « en roue libre » qui suit dépend de ce que j’ai lu (un peu) …et de ce que j’ai bu (beaucoup) !!
 
 
Le poète est comme Ulysse, l’hymne à l’Odyssée faire pour nous conter nos ballades hebdomadaires sans jamais le même refrain.
 
Pour les poètes les pentes ne sont que des vers.
 
Chacun a sa rime, avec deux quatrains et deux tercets (3 vers, bonjour les dégâts !) voilà qu’ils atteignent le sonnet.
 
Leurs Molière grimpent tout en haut Dumas, Alexandrin en 12 syllabes.
 
Là où nous voyons que des châteaux en ruines, eux imaginent des Chateaubriand avec des vers luisants.
 
Là où nous rencontrons des pierres et des cailloux, eux décrivent des Prévert.
 
Nous comptons en décamètre, eux en décasyllabe.
 
Chaque arrêt est pour eux l’occasion de faire la pause strophe, c’est Baudelaire frais.
 
Ils sont vraiment très syntaxiques sans provoquer de rejet.
 
Comme le viticulteur soigne Sévigné et sa Comtesse, le poète qui a de la bouteille travaille ses vers et leur nombre de pieds.
 
Pendant que Shakespeare, complétement oxymore, d’autres s’essoufflent simplement.
 
Sans aucun Edgard, pas de Poe, confiné sans bouger Jean Racine.
 
Alors que nous sommes ceux qu’on siffle, ils sont ceux consonne, protégés avec des assonances tous risques en répétant des voyelles.
 
Syllabique ou le chamois vient à se montrer, la rencontre sera consignée dans leur bouquetin.
 
En se penchant Verlaine le serre-fil trouve tous les Rimbaud ; joyeux l’homme de ce postérieur.
 
Un grand bravo à Lamartine et à toutes les autres, sous couvert de pseudo. Emecé bien sûr, Marie-Claudel se cache sous RMC (Randonnées Magnifiquement Racontées), Colette CéFé un prénom …
 
Pendant que Prosper Mérimée leurs vers, ces quelques Maupassant vous aurons a Musset j’espère.
 
Mallarmé pour ce type de prose, pardonnez-moi ces jeux de mots de l’à peu près.
 
Petit obsédé textuel, je ne suis qu’un amateur brouillon, y’a qu’avec un proxénète.
 
Comme Béru de S.A., je me fous du camp des ratons, moi qui me suis pris la souris dans l’écheveau du vocabulaire.
 
 
CéDé ( wink à RMC – Pseudo préféré à DéCé dans le contexte actuel)


Commentaires

Quel exercice, super. A lire doucement et plusieurs fois, ça foisonne. Et je viens de comprendre pourquoi certains sont des fanas de la position de serre-file...
Daniel

BRAVO !.... BRAVISSIMO!...
 
Je connaissais tes talents de marcheur,
Pour mon plus gand bonheur,
Je découvre tes talents d'humoriste conteur.
 
Encore bravo CéDé (moi aussi je préfère) tu deviens la mas-cotte du CDPCNC (Club des Poètes confinés non covidés)
Céfé

effectivement à lire et relire pour tout decortiquer.
un nouvel art !
BRAVO!!!!

Bravo Daniel

Tu n'as pas "Cédé" à la facilité .En tant que marcheur

je peux affirmer, qu'il ne s'agit pas de "jeu de mollets"

A quand la suite  ???

Emecé

Au nom des « pots… être » réunis

Pour savourer cet excellent Cotte,

Du Rhône ou Bien Roti,

Enfin ce cru destiné aux festins,

Celui qui a la cote

Millésime de l’année « vin vin « »

Celui qui restera dans tous les manuels !

Jusqu’à là Inconnu du grand public,

La pénurie des zygomatiques

Le révèle en expert scientifique

Faisant de lui un obsédé textuel

Dont toutes les femmes ont rêvé

D’être de sa côte tirée…

Quand Daniel lance Cédé

Tous heureux de trinquer

A son succès bien mérité…

RMC

 

Le CéDé2020 nouveau est là, ....sous sa cuvée qu'on vide
Et merci qui : Merci COVID ..!
Sorry Daniel, ca m'a échappé ...!